L’écho

22 décembre 2009

Assis sur un banc d’église, espérant l’écho. Le chœur s’élance, chante cette naissance, appelle les frissons, les voix s’envolent, planent, bas, puis surprennent, haut, le nombre les magnifie, c’est un peu facile et on sourit. Autour, on les revoit ces jours, on s’y préparait, on les rêvait déjà en juin ou en juillet. Cent yeux se ferment, angoissés, et l’attendent, l’écho, le retour une seconde vécu, on y était, on y a cru, un matin de conte, un moment gelé sans doute embelli, sans doute retouché, mais qu’est-ce que ça fait, l’écho a répondu, on est rassuré.

Assis sur un banc d’église, espérant l’écho. Le chœur s’élance, chante cette naissance, appelle les frissons, les voix s’envolent, planent, bas, puis surprennent, haut, le nombre les magnifie, c’est un peu facile et on sourit. Mais dedans où sont ces jours, les voix projetées ricochent sans vibrer, se trouvent le souffle court. Pour mon envoi point de retour. C’est un peu ridicule, si vite parti je reviens, le chœur chante mais je n’entends rien.  J’envoyais les voix en espérant l’écho, peut-être était-ce une erreur, une lettre et pas d’expéditeur. Rien pour s’accrocher. Elle a dû glisser.

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