Göteborg

2 juin 2009

spår6 19

Assis dans ma chambre d’hôtel, entouré de murs proches et de sons voisins, fenêtre ouverte, près d’une gare, une place animée et le jour qui s’entête, le corps fatigué du voyage, le lit trop haut et la cigarette interdite, chacun son box et sa solitude, pour une soirée et une nuit, dans la ville de l’ouest accompagnant le soleil jusqu’à l’extinction, accompagnant mon sommeil jusqu’à l’évasion.

Assis dans ma chambre d’hôtel, entouré de murs proches et de sons trop voisins, fenêtre ouverte, près d’une gare, l’esprit s’échappe, rejoint la mer puis son père statue sur Götaplatsen, repasse sur la voie ferrée pour envisager Karlstad, Åmål ou Köpenhamn, pourquoi pas, dans le vent et près de l’eau, traverse l’archipel, revient en une brise dans ma chambre, et me redit que oui, les villes offertes à la mer sentent le sel, la peau brune et l’iode, que celle-ci est à la mer du Nord ce que mon autre est à la Méditerranée, et que les aimant les deux, on pourrait se dire qu’on va toujours, un peu, vers là d’où l’on vient.

Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.